Welcome to my world « Surréalisme Émotionnel »

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Carmen Ruiz @ Art Capital 2026


Fable
Il était une fois une femme qui avait appris à garder les yeux ouverts.
Elle savait regarder le monde, marcher droit, donner l’illusion de comprendre. On disait d’elle
qu’elle voyait clair.
Pourtant, en elle vivait un autre visage, tourné vers l’enfant, les yeux fermés. Ce visage savait. Et
pour survivre, il avait appris à ne plus regarder.
Un jour, un enfant vint s’asseoir près d’elle.
Ses yeux étaient fermés, mais de sa tête surgissait un autre regard, grand ouvert, attentif. Il voyait
ce qui avait été transmis sans mots, sans intention, sans réparation.
Entre eux se tenait un animal rouge, fait de fragments mal assemblés.
Ni menaçant ni protecteur, il existait simplement. Il était ce qui restait du choc et du silence : le
trauma, présent, persistant, sans nom.
La femme croyait avoir tourné la page.
L’enfant lisait encore ce qui était écrit derrière.
Parfois, une silhouette bleue tombait du ciel, comme une émotion oubliée, un souvenir sans
place. Elle passait sans bruit. Personne ne la retenait.
Ainsi, le dialogue ne pouvait avoir lieu.
Non par manque d’amour, mais parce que le regard ne se posait pas au même endroit.
Ils restaient là, liés par ce qu’ils partageaient sans pouvoir le transformer,
jusqu’au jour où quelqu’un oserait déplacer le regard.
Morale :
Ce n’est pas celui qui ferme les yeux qui voit le moins,
mais celui qui refuse de regarder là où ça fait mal.
Tant que le déni parle plus fort que la vérité,
le trauma prend la forme d’un animal sans nom
qui ne part jamais.

L’étreinte religieuse de la mère ai’mante…
Au centre, la mère.
Présence totale, aimantée, mante religieuse immobile. Elle capte la lumière, organise les places,
rend la séparation impensable. L’amour devient un champ fermé.
Autour d’elle, les corps parlent.
Le père tient une guitare à tête de femme : le désir déplacé, la fuite circulaire.
La sœur porte une cage dans la gorge : une parole retenue pour survivre.
Un enfant laisse courir un chemin sur son cou : l’exil inscrit avant le choix.
D’autres apprennent à se tenir derrière, à disparaître.
Au cœur de cette cartographie, une femme se tient debout en s’appuyant sur sa petite fille
intérieure. Dans la main de l’enfant, une palette. Ce n’est ni un jeu ni un loisir : c’est un organe
vital. Par la création, un espace s’ouvre hors emprise. Là où tout voulait être pris, quelque chose
reste vivant.
Morale silencieuse :
quand l’amour accapare toute la lumière,
créer devient une manière de respirer —
et parfois, la seule façon de survivre.

Fable du mur qui murmurait
Il était une fois un mur qui n’était pas là pour séparer, mais pour écouter.
À l’intérieur vivait une femme aux deux visages, traversée de voix discrètes, vivantes, qui
murmuraient ce que le silence taisait.
De minuscules ouvriers réparaient sans cesse ses fissures. Invisibles mais essentiels, ils
empêchaient l’effondrement.
Elle portait une maison fragile contre son cœur.
Le mur murmurait, la maison tenait, et le chemin continuait.
Morale :
Ce qui paraît fragile est souvent ce qui travaille le plus.
Et ce que l’on prend pour une folie peut être une résistance silencieuse.
Architecture d’un mur-mur
Dans Architecture d’un mur-mur, le corps féminin devient une architecture intérieure en réparation
constante.
Les petits personnages bleus incarnent le travail invisible de l’inconscient : ils soutiennent,
consolident et reconstruisent les lieux de la pensée et du lien.
Les fissures demeurent visibles, rappelant que la résilience est un processus, non un état.
L’œuvre donne forme à cet effort intérieur, discret et obstiné, qui permet de rester vivant et habité.
Ce tableau ne montre pas la chute, mais le travail invisible qui empêche de tomber :
l’effort intérieur, lent et poétique, par lequel un être continue de se tenir debout.

La nostalgie de l’ailleurs…
Dans cette œuvre, Carmen Ruiz donne forme à un processus psychique essentiel : la
contenance du Moi.
La figure n’abrite pas des êtres extérieurs, mais les différentes parts qui la composent —
identités, émotions, fragments parfois contradictoires.
Le corps devient maison.
Une architecture intérieure où rien n’est expulsé ni hiérarchisé. L’unité se construit par l’accueil,
non par l’effacement. Chaque visage est une trace vivante de l’expérience.
Cette maison-corps évoque une fonction maternelle : contenir sans enfermer, porter sans se
dissoudre. Le Moi se maintient, malgré ses fissures, au prix d’une vigilance constante. Le regard
frontal témoigne de cette présence attentive, presque épuisante.
Un second mouvement apparaît alors.
De la tête s’échappe une forme tournée vers la lune. Elle incarne le désir, l’imaginaire, la nécessité
de s’évader un instant du rôle de contenant. Non pour fuir, mais pour respirer.
L’œuvre se tient dans une tension féconde :
entre ancrage et flottement,
entre protection et abandon,
entre le poids de ce qui est porté et la légèreté de ce qui rêve.
Le surréalisme émotionnel de Carmen Ruiz ne cherche pas à illustrer l’inconscient, mais à
le rendre habitable. Il propose l’image d’un sujet qui accepte sa multiplicité tout en
revendiquant le droit de s’en échapper.

Partition dissonante pour violenc’elle…
"Partition dissonante pour violenc'elle", technique mixte et acrylique , 12. 000€ , dimensions 100 F
Carmen Ruiz détourne le violoncelle en un symbole de féminité entravée, ou l'instrument devient le corps même de la femme. L'archet remplacé par un couteau évoque la violence, l'autodestruction ou le combat intérieur. Le regard fixe et troublant des personnages renforce cette tension entre douceur musicale et douleur muette. Une œuvre poignante, qui questionne les dissonances entre corps, musique et souffrance.

Quixotic
"Quixotic" technique mixte et acrylique Format 200 x140, prix 15.000€
"Quixotic" est une œuvre qui réinvente avec audace les thèmes de Don Quichotte. Elle le fait à travers une héroïne qui embrasse sa complexité et sa pluralité. Ce tableau propose une réflexion sur la quête personnelle, les illusions nécessaires, et les défis spécifiques que pourrait rencontrer une femme dans ce rôle traditionnellement masculin. Le résultat est une composition vibrante et puissante, qui dialogue avec le spectateur à la fois par son esthétique et son message intemporel sur l'identité, la quête et le rêve.

L'obscurité restaure ce que la lumière ne peut réparer
"L'obscurité restaure ce que la lumière ne peut réparer" technique mixte et acrylique, dimensions 18x26 cm , prix 500€. C'est une œuvre empreinte de mystère et de symbolisme. Le taureau rouge posé comme un masque sur la figure principale, incarne la force brute, les instincts ou un fardeau psychologique. Les poissons évoquent la mémoire, le silence et les blessures intérieures, tandis que la figure blanche mordant le flanc de la femme suggère une autodestruction ou un combat intérieur. Ce tableau interroge la facon dont les blessures profondes ne peuvent être réparés par la seule lumière et souligne l'importance du subconscient dans le processus de reconstruction intérieur.

The most visible wounds are not always the most painful….
Technique mixte et acrylique sur toile 100X80cm - Prix : 3000€

En ese lugar donde quise esconderme me encontré…
Technique mixte et acrylique 160X120cm - Prix : 8000€

Tu corazon de su profundo sueno tal vez despertara…
Technique mixte papier sur chassis 50X70cm - Prix : 700€

Amour, jalousie, foli et autres effets secondaires...
Technique mixte et Acrylique sur toile 120x160cm - Prix : 6000€

Je m'éveille parfois dans un corps étranger…
Technique mixte et acrylique sur toile 120X160cm - Prix : 6000€

Naufrage d’un secret ans la moindre tempête…
Technique mixte et acrylique sur toile 24X19cm - Prix : 700€

Carmen Ruiz Artist












